#136 - Pourquoi je préfère les holdings aux ETF (et ma conviction du moment)
Comment s'exposer à Anthropic, Revolut et aux géants de demain avant leur IPO.
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I. Le dilemme de l’investisseur solo : Trop d’opportunités, pas assez de temps
On ne va pas se mentir : le marché regorge de secteurs passionnants. Entre la révolution de l’IA, l’essor des Fintech ou la mutation du luxe, l’envie d’être partout est forte. Mais la réalité nous rattrape vite :
Le suivi est un métier à plein temps : Analyser un business model, décortiquer les rapports annuels et surveiller le moat de 20 ou 30 entreprises seul est quasi impossible si l’on veut rester rigoureux.
Le piège de l’ETF : Pour diversifier, beaucoup se tournent vers les ETF. Le problème ? Vous achetez le meilleur, mais aussi le moins bon. Personnellement, je n’ai pas envie de “diluer” mes convictions dans un panier de 500 actions dont certaines ne respectent pas mes critères de qualité.
La solution intermédiaire : La holding cotée. C’est, pour moi, le compromis parfait. Une seule ligne en portefeuille, mais une exposition pilotée par des gérants dont c’est le métier, qui partagent une vision long terme et qui ont un accès privilégié à des actifs que nous ne pouvons pas acheter en direct.
II. Pourquoi la holding est une “super-action” ?
Contrairement à un fonds classique, la holding cotée offre des avantages structurels uniques :
L’accès au Private Equity (Non coté) : C’est le plus gros avantage. Des pépites comme Revolut ou Anthropic sont inaccessibles en direct. Passer par une holding, c’est s’offrir un ticket d’entrée dans ces entreprises avant leur IPO.
L’allocation dynamique du capital : Là où un ETF achète mécaniquement, le management d’une holding (comme les familles Wallenberg ou Buffett) sait attendre. Si le marché est trop cher, ils gardent du cash. Si leur propre action décote, ils rachètent leurs titres pour créer de la valeur.
Le phénomène de la décote : C’est la cerise sur le gâteau. Acheter une holding, c’est souvent acheter 1 € d’actifs pour 0,80 € ou 0,90 €. C’est une marge de sécurité supplémentaire, à condition que la gestion soit de qualité car la décote peut être éternelle.
III. Ma sélection : Qualité > Diversification sauvage
Pour que cette stratégie fonctionne, il faut viser l’excellence. Voici les piliers que je surveille :
Investor AB : Pour moi, la référence européenne. Une gestion suédoise impeccable axée sur l’industrie et la santé.
Berkshire Hathaway : L’emblème de la résilience et de la génération de cash.
Markel : Le “mini-Berkshire” pour sa capacité à réinvestir ses profits d’assurance dans des business de qualité.
Mais il y a un secteur que je souhaite renforcer : les mégatendances technologiques. Je veux m’exposer à l’innovation de rupture sans pour autant complexifier mon portefeuille avec 15 lignes de growth volatiles.
La suite de cette analyse est réservée aux abonnés Premium. Je vous y présente en détail la holding que j’ai choisie pour couvrir ce segment, mon prix d’entrée cible et pourquoi son portefeuille d’actifs non cotés est une mine d’or.
